Grosse déception
Posté par Frederic dans J'arrête de fumer, Sports le 15 décembre 2011
La crise de la quarantaine
Etant d’un conformisme désespérant, j’avais décidé d’arrêter de fumer (si vous me lisez vous ne le savez que trop) et donc de me mettre à courir. La crise de la quarantaine se devait de passer par moi. Il est important de savoir que j’ai toujours détester courir (autant au Lycée qu’à l’armée). Je me suis donc toujours trouvé les meilleures raisons du monde pour juger que c’est le sport le plus stupide, le plus traumatisant, le plus inutile… Bref, j’avais donc raison de ne pas courir (vous vous rendez compte comme c’est dangereux !!). Et puis, va savoir pourquoi (Ah oui, le conformisme, je l’ai déjà dit) je me suis mis à courir.
Le premier jour, j’ai fait un tour du parc de la tête d’or (très connu pour les Lyonnais) en m’arrêtant 5 fois (véridique) ! J’avais mal aux genoux, aux pieds et je ne pouvais plus respirer. J’ai ensuite chopé des ampoules énormes aux voûtes plantaires (qui ont duré pendant 3 mois), mais j’ai tenu parce que, allez savoir pourquoi, mais j’ai pris goût à la course à pieds. Oh, à petite dose bien sûr, mais bon an mal an, j’ai fini par me lever à 5h du mat’ pour aller courir avant d’aller au travail et j’ai adoré ces courses à travers la ville au réveil. La ville nous appartient, on peut se faufiler dans les ruelles du Vieux Lyon, monter à la Basilique de Fourvière, faire le tour du parc par l’extérieur, courir le long du Rhône… sans croiser de voitures. On est seul au monde au milieu d’une grande ville et j’adorais ça ! Et je ne parle pas des courses en montagne…
En moins d’un an, je suis passé de rien à un peu plus de 10 Km à chaque sortie et j’avais préparé mon plan d’entrainement pour arriver rapidement à 15 ou 20, histoire de me stabiliser à cette distance. Et paf !
Une douleur à cheville droite. D’abord sourde, puis violente, elle m’a empêché de marcher pendant 2 jours puis s’est estompée. Après une nouvelle course, elle m’a empêché de marcher pendant une semaine, puis elle m’a fait souffrir à la marche. Les visites chez deux ostéo n’ayant servi à rien, j’ai consulté un spécialiste de la cheville après avoir passé une IRM.
Verdict : fracture de fatigue du Calcaneus. Conséquence, interdit de sport pendant 6 mois pour que l’os se remette, puis interdiction de pratiquer des sports violents comme : les sports de raquette, la course… Ça tombe bien je joue au tennis, au squash et je commençais à courir et à aimer ça. Le bon côté des choses, c’est que je ne risque pas de faire de connerie après la mise en garde du chirurgien : si la fracture est finalement avérée, c’est inopérable car une artère passe juste en-dessous. C’est donc nécrose, paralysie et tout le tremblement… Que des joyeusetés !
Donc maintenant, je suis cantonné au rameur, dans mon salon (quelles magnifiques perspectives !) ou au vélo, avec lequel je vais devoir sortir 4 ou 5 heures pour dépenser autant d’énergie qu’en courant, et je ne parle pas de l’aspect logistique.
Bon évidemment, ça pourrait être bien plus grave. On trouve toujours plus grave. Mais franchement, je suis vraiment déçu et j’ai déjà repris en 3 mois, tout le ventre que j’avais perdu cet été et à la rentrée (à ce sujet, heureusement que je peux continuer la rando en montagne).
Malgré tout, j’encourage ceux qui hésitent à se lancer dans la course à pieds. Mais si vous êtes dans mon cas, attention de ne pas trop en faire, trop vite. Le corps n’est pas habitué à subir ces chocs et il cède plus facilement. Mais franchement c’est un vrai bonheur.
Quelques petits trucs pour ceux qui auraient les mêmes soucis que ceux que j’avais à la course à pieds :
- Pour le souffle : respirez normalement, avec l’estomac (en plus vous travaillez les abdos en gaînant pendant la course). C’est une habitude à prendre, qui vient très vite et qui vous change la vie. N’essayez pas de faire des respirations compliquées (j’inspire deux fois sur trois foulées, puis je souffle une fois sur deux foulées et l’inverse pour les jours impairs…
). Avec cette méthode de respiration, je n’ai plus eu un seul point de côté. - Ecoutez votre corps, on n’est pas là pour battre des records : quand on est fatigué, on baisse de rythme, puis on accélère de nouveau dès qu’on a repris des forces.
- Pour entretenir la forme, avoir la ligne et raffermir son corps, il est nécessaire de courir longtemps et pas trop vite (courir 1h30, mais faire 10/12 Km est plus efficace que de tenter des records du monde, pour les objectifs que j’ai fixés bien sûr !)
Voila, j’espère que ma petite expérience pourra servir à quelques uns.
Jour 570
Posté par Frederic dans J'arrête de fumer le 25 août 2011
Voila comment on dépasse les 18 mois d’abstinence tabacologique sans même s’en rendre compte… Dire que je n’y pense jamais serait un gros mensonge (J’Y PENSE TOUS LES JOURS !!!). On m’avait prévenu : quand tu as été fumeur tu le restes.
Ceci étant, j’y pense mais sans en avoir envie pour autant. C’est assez étrange comme sensation. Quoi qu’il en soit, je suis tellement heureux de m’en être débarrassé que je n’ai aucune envie de rechuter. Cette fierté d’avoir vaincu tous les obstacles tant physiques que psychologiques me permet de tenir. Et puis au final j’ai dû prendre 3 ou 4 Kg, pas plus, donc tout est pour le mieux.
Jour 365
Posté par Frederic dans J'arrête de fumer le 24 janvier 2011
Qui l’eut cru ?
Ça fait un an aujourd’hui que j’ai arrêté de fumer. Trop pris par mon activité professionnelle pour venir en parler régulièrement ici, ce qui dans un sens est plutôt pas mal.
Le temps passe vraiment très vite, on y arrive sans vraiment s’en rendre compte.
Il y a eu, il y a toujours et il y aura de nouveau, des moments de doute et d’envie. Mais ils sont de plus en plus courts et remettent tellement d’efforts en question, que c’est décourageant de se dire qu’on aurait fait tout ça pour rien.
Sortir d’une soirée enfumée sans avoir touché une cigarette est toujours une victoire, une grande fierté… et heureusement, car sans cela, il serait encore plus difficile de tenir. Bref, il ne fut pas se mentir, un an après, c’est toujours difficile et les témoignages de tous les anciens fumeurs de mon entourage coïncident sur ce point : si tu as été fumeur, tu le resteras ! Ce sera seulement moins difficile avec le temps, mais toujours un peu présent. C’est pour ça qu’il est important d’arrêter tôt.
Je n’ai jamais emmerdé qui que ce soit sur le sujet et je ne suis pas devenu un chasseur de fumeurs, mais il faut tout de même reconnaître (ici je peux le dire, personne ne lit) qu’on se sent mieux sans la cigarette (je n’arrive toujours pas à dire « saloperie »
).
Accessoirement, j’ai économisé pas loin de 2000 euros cette année. Dans 3 ans je peux acheter une petite voiture avec ce que je n’ai pas fumé… UNE VOITURE en 4 ans !! C’est moins long qu’un crédit.
Le plus difficile, c’est de dépasser l’addiction gestuelle finalement. Les vraies angoisses sont de l’ordre du : « Qu’est-ce que je vais faire de mes mains ? Quelle posture je vais adopter, avec les mains vides ? De quoi je vais avoir l’air ? Comment je vais m’occuper dans un moment d’attente ?… » et dans ces moments, on bénit la loi Evin et son élargissement aux restaurants, bars, boites… Il faut bien reconnaître que de ne plus pouvoir fumer nulle part aide à tenir dans des moments de doute.
J’espère que dans 365 jours, je posterai un nouveau billet intitulé « 730 jours » !
Trop payé pour ne rien faire…
Personnellement, quand je ne fais pas mon boulot, au mieux mon patron m’engueule, au pire, il me vire. Mais bizarrement, il ne m’augmente pas, ne me réserve pas une chambre d’hôtel dans les plus beaux établissements, n’affiche pas ma tronche dans tous les medias.
Il me demande de faire profil bas, de travailler et de ma la ramener quand j’aurai fait mes preuves.
L’équipe de France de football est grassement payée, personne n’est remis en question, la qualification est arrachée à la main (non non, pas à la force du poignet, à la main, comme au Handball), elle perd contre la chine et se permet, avec tout ça, de s’afficher dans le plus bel hôtel d’Afrique du Sud, de se comporter vis-à-vis des journalistes comme une équipe prodige.
On marche vraiment sur la tête ! Soyez humble, faites vos preuves et après on verra. Vous ferez les stars quand vous en serez !
J’ai vu Avatar
En soit rien d’exceptionnel ; d’être allé voir Avatar… ni Avatar lui-même d’ailleurs. Crotte de zut ! Je viens de dévoiler la substantifique moelle de ma critique. Quel gâchis !
Si je devais résumer ce que je pense du film, disons que les Schtroumpfs (dont Cameron nous livre là une bien insipide adaptation) avaient au moins le mérite d’avoir Gargamel, un méchant odieux, mais maladroit, emprunt d’une humanité et d’une maladresse touchantes (bien malgré lui j’en conviens). Malheureusement pour Avatar, les Na’vi ont le Colonnel Quaritch, caricature outrancière de méchant.
Cameron nous livre ici ce qu’il est convenu d’appeler un bon vieux lavage de cerveau, prompt à satisfaire les patrons de TF1 qui poursuivent exactement le même but : fournir le plus de temps de cerveau disponible pour des annonceurs.
Tout est caricatural et bien pire encore (car on eût pu imaginer alors, que ce fut du second degré) il n’y en a pas la moindre trace de ce fameux et si distrayant second degré. Tout est pré-mâché, pré-digéré même. Les personnages, à l’instar du scénario, sont lisses de toute aspérité. Le bon vieux gentil est même paralysé, histoire d’ajouter à notre incapacité à le critiquer ou critiquer ses choix. Ce petit subterfuge permet également de justifier son choix final, si grossier et entendu d’avance, mais tellement incontestable au vu de son existence terrienne.
C’est vraiment ce que je reproche au film ; aucune part n’est laissée au libre arbitre, tout est décidé à notre place. Les seuls traces (infinitésimales) de bon esprit saupoudrées ça et là par Cameron sont :
- Sigourney fume (c’est même la première chose qu’elle fait en sortant de son caisson : cigarette + caisson = 2 références à Alien, bien loin, et heureusement, d’Avatar)
- Sigourney meurt (là j’avoue ma surprise de constater qu’il a eu le culot d’être assez subversif pour faire mourir un personnage dont on s’attendait – vu l’esprit du film – qu’il ressuscitât)
Je ne suis pas scénariste et d’une manière générale, pas réputé pour être un grand créatif, mais durant le film, quand tout semble perdu et que Jake s’en va, je me penche vers ma fille (oui je suis allé le voir contraint et forcé) et lui dis : « tu vas voir qu’il part dresser la grosse bestiole orange qu’un seul autre Na’vi a réussi à dresser dans toute l’histoire de Pandora ». Le temps de me retourner vers l’écran et il était debout sur la bébête, volant au secours de ses nouveaux congénères, mobilisant l’intégralité des Na’vi autour de lui (ce qui arrive très souvent) et redonnant aux troupes un moral à toute épreuve. Le tout en 30 secondes !
Quant au gros méchant pas gentil, le Colonel machin-chouette, comment ne pas le détester ? Cette pauvre caricature de personnage n’a pas l’ombre d’une chance ! Et nous non plus d’ailleurs. Autant le gentil n’affiche pas la moindre fêlure, la moindre aspérité, autant ce gros-vilain-méchant-pas-beau n’affiche pas la moindre faiblesse, et notamment dans sa connerie et sa cruauté. On nous dit clairement que c’est le méchant, qu’il faut le détester et qu’il n’y a pas d’autre façon de voir les choses. A aucun moment on instille le doute dans l’esprit du spectateur.
Non vraiment, il ne reste que la performance technique et créative. Les décors sont somptueux et la créativité des scénaristes indiscutable, bien que la 3D soit parfois bien insipide et se résume souvent à un avant-plan net posé sur un arrière-plan flou. C’est notamment lors de la bataille entre les montagnes volantes que nous aurions dus être abasourdis… Et bien, rien. J’ai enlevé mes lunettes et j’ai surtout constaté que sans elles l’image était bien plus lumineuse et agréable.
Quant aux critiques que j’ai pu lire sur le net, comparant les détracteurs d’Avatar à des hydrocéphales, je me permettrais juste de rappeler que chacun est libre de penser ce qu’il veut, surtout lorsque sa position est justifiée et étayée. D’autre part, adhérer à un mouvement de masse n’est pas forcément signe de grandeur d’esprit. Enfin, le manque de sens critique peut mener à bien des écarts.
Dalbello Krypton Cross 2010
Un monde à part
Il est parfois des trouvailles qui marquent vraiment, surtout en ces temps où la course à l’innovation se fait plus par services marketing interposés que par budgets de recherche et développement.
Et quand je dis trouvaille, je parle pour moi. Car il est une autre chose notable dans cette histoire, c’est que les objets de qualité durent. Bien sûr, le marketing les garde au goût du jour, car malheureusement, la seule qualité ne suffit pas à faire vendre et durer…
Les chaussures de ski Dalbello font partie de ces objets « magiques », à propos desquels on lit de plus en plus de choses, mais dont on sait finalement peu. Elle n’intéressent pas le grand public car trop déstabilisantes. Le grand public ne criera au miracle que lorsque Salomon ou Rossignol auront copié le principe ou racheté les brevets et le commercialiseront à grand renfort de communication, après avoir dénigré ce génial principe qui n’était pas leur.
Depuis longtemps, les chaussures de ski sont un calvaire pour moi (et je sais que je ne suis pas le seul, même si dans ma famille proche, je passe pour un extra-terrestre). Le pied fin, mais pas tant que ça, un pied gauche cassé, jamais vraiment remis correctement, une jambe plus courte que l’autre… Bref, rien qui facilite le choix de chaussures de ski.
Un chaussant trop large m’oblige à serrer comme un bourricot les crochets et provoque des crampes et douleurs en tous genres dès la première heure de ski. Un chaussant trop étroit coupe la circulation du sang et provoque des engourdissements très désagréables.
Ce qui me gêne le plus dans une chaussure de ski, c’est cette sensation de ne pas guider le ski et de sentir le pied glisser à l’intérieur. J’en ai parlé à plusieurs personnes, pour lesquelles, ça ne représente aucun problème.
J’ai donc fait de nombreuses recherches, car j’avais besoin d’une chaussure qui ne serre pas trop, qui soit précise et pas trop rigide en flexion (de petite taille et de faible poids, je ne peux pas plier des chaussures de 140 de flex !) et surtout, qui tienne mon talon bien au fond de la coque sans me couper la circulation. Pari difficile à relever, mais pourtant gagné depuis peu

Dalbello Krypton Cross 2010
L’acquisition de ces chaussures formidables s’est faite récemment et je ne pourrai donc pas être complètement objectif, ni exhaustif, mais les premiers contacts ont été plutôt bons.
Pour tout dire, j’ai skié deux journées complètes avec. Dès le début, la sensation est étrange. Pour qui n’a jamais chaussé de chaussures de ski de randonnée (comme moi), c’est même déroutant. Comment est-il possible de guider correctement un ski avec une chaussure aussi souple. La structure de cette chaussure répond à la question. Très souple en flexion, mais très près du pied et très rigide latéralement, elle permet de conduire le ski au millimètre. Le crochet des orteils étant parfaitement inutile, il a été enlevé et la trouvaille géniale de ce système réside dans le crochet central. Le principe de fonctionnement est extraordinaire. Il est positionné exactement à l’emplacement nécessaire pour caler le talon au fond de la chaussure. Mais avec une conception classique, le crochet réduirait la flexibilité de la chaussure. Pour éviter cela, la crémaillère est fixée sur un câble ! Donc aucune gêne en fléchissement par rapport à une crémaillère montée sur languette de plastique par exemple.
Mais tout ceci (souplesse en flexion ET rigidité en conduite) est surtout possible grâce au principe de la languette extérieure qui procure une flexion si souple et progressive tout en éliminant sensiblement les points durs. La languette appuyant sur le tibia, de bas en haut, le contact est bien plus confortable.
D’autre part, le point d’articulation de la coque, au niveau de la cheville a été abaissé pour être plus en conformité avec l’anatomie réelle d’un pied.
Essayer une chaussure comme celle-là relève de l’expérience. Autant, passer d’une chaussure 4 crochets à une autre revient à passer d’une Mégane à une C4, autant cette chaussure procure vraiment des sensations inconnues jusqu’à présent. Le désavantage, c’est qu’on peut tout à fait ne pas aimer (je pense notamment à ceux pour qui le ski consiste à serrer ses pieds dans des étaux genre Lange, et à desserrer les crochets après chaque descente pour éviter de pleurer devant tout le monde…
Sensation… nelles
Sensations étranges :
- Pieds parallèles et chaussures posées à plat, je n’ai pas les genoux qui partent à l’extérieur ! Une position enfin naturelle quand je suis debout.
- Pas la peine d’appuyer comme une brutasse pour plier la chaussure, elle est déjà inclinée, par sa conception, vers l’avant et surtout, son flex permet de l’incliner beaucoup plus facilement
- Fléchissement facile, même trop facile au début.
Sur piste, une fois la surprise passée, on dompte la bête, on comprend comment elle fonctionne, on s’adapte et on aime.
Non seulement la semelle amortit les chocs, mais la languette fonctionne comme un amortisseur. On prend donc vite l’habitude d’être sur l’avant et d’appuyer et le grand plaisir est de sentir la languette qui absorbe les aspérités du terrain. En hors piste, j’ai pris un trou que je n’avais pas vu. Habituellement, ce genre d’obstacle m’aurait plié le genou à l’envers, comme souvent, mais là, c’est la chaussure qui a encaissé (violemment d’ailleurs), mais sans problème.
Petit bémol tout de même entre la théorie et la pratique ; je n’ai pas trouvé la languette plus agréable que les autres finalement. Une fois dépassés les tests en magasin, je me rends compte que j’ai toujours un point d’appui plus fort à un endroit de la languette, qui devient vite douloureux, surtout que la forme de la chaussure oblige à se positionner très en avant et donc à appuyer en permanence sur la languette. Je pense qu’à l’instar des autres chaussures, je finirai par m’y habituer et mon tibia aussi
Cette douce sensation
Posté par Frederic dans J'arrête de fumer le 10 mars 2010
Arrêter de fumer à ceci de difficile qu’on doit lutter contre une addiction physique et une addiction mentale.
D’un côté, on a le produit, que les fabricants s’ingénient à rendre plus addictif par l’utilisation de substances qui en plus de nous cramer les poumons, nous crament aussi les autres organes et d’un autre côté, toute la gestuelle, dont on finit par croire qu’elle est indispensable à notre survie (oui, des fois on est très con, mais je ne vous l’apprends pas, vous avez aussi, sans doute, l’occasion de le tester régulièrement).
Mais il existe une possibilité de lutter contre ça, en se persuadant que notre nouvelle situation est bien mieux que l’ancienne, alors de cette saloperie d’addiction aurait plutôt tendance à vouloir faire croire que c’est le contraire.
Quand on arrête de fumer, au début, le mec cool, c’est celui qui ne fume pas (de préférence, même, celui qui n’a jamais fumé, parce que c’est l’opposé de ce que nous sommes et c’est donc parfait comme modèle). Puis la motivation s’émousse (si si, soyons honnête. D’autant qu’en disant cela, la victoire paraitra d’autant plus difficile à atteindre et le mérite d’autant plus grand !! Rusé le gars !), et là, le mec cool, c’est celui qui ne se pose pas de question, se rase quand il a envie, sort sa clope au mépris des convenances et des idées « modernes ». Et nous dans tout ça ? Ben on est milieu du guet, un pied dans la vase et un pied dans la flotte, avec une furieuse envie d’en avoir rien à foutre !
Mais j’ai découvert un petit truc sur lequel je travaille et qui pour moi, réussit plutôt bien. Je valorise tout simplement tout le travail que j’ai déjà accompli, en mesurant (c’est mathématiquement simple, vous allez voir) que chaque fois que j’avance, il me reste moins de chemin à parcourir. Oui, c’est très con. Mais c’est tellement évident, qu’on finit par l’oublier. De cette manière j’arrive à être plus fier du travail accompli, de le valoriser, et de pouvoir de moins en moins le remettre en question, même si la tentation est grande.
Imaginez que je doive refaire tout ce que j’ai fait. Et ça, il faut être capable de se le dire depuis la première semaine, même si ça parait encore ridicule. Il faut réussir à s’auto-satisfaire de ce que l’on a fait, parce que quoi qu’il en soit, ce sera toujours important de l’avoir fait.
L’important, c’est de ne pas choper cette saloperie de cancer ou autre maladie cardio-vasculaire ou pulmonaire, dont les noms mêmes me filent la chair de poule (je suis un mec hyper courageux vis-à-vis des maladies). Mais parfois, ces arguments ne pèsent pas lourd face à une envie de clope. Dans ces moments-là, il suffit de prendre la mesure du travail accompli et de bien se rendre compte de l’atténuation de cet effet de manque dans le temps. Or une rechute demanderait un redémarrage à ZERO et ça, ça motive
J’arrête
Posté par Frederic dans J'arrête de fumer le 4 mars 2010
J’arrête le Champix
Non pas que les effets secondaires soient désagréables (étant donné que je n’en ai pas), mais c’est contraignant et rien ne me prouve que ça sert à quelque chose. De plus, je dors assez mal et j’ai l’impression que c’est lié.
Eh ben si ! Ca sert à quelque chose. La preuve, j’ai arrêté depuis moins d’une semaine et je commence à avoir envie de fumer, plus souvent qu’auparavant et ces envies durent plus longtemps. Du coup, je mange plus.
Mais je tiendrai. Après tout, il n’y a que la volonté qui soit utile et plus le temps passera, plus ce sera facile (ou moins ce sera difficile, c’est comme on veut).
Mais ce qui motive surtout, ce sont les effets bénéfiques de l’arrêt. Personne n’en parle de ces bénéfices. On agite toujours le spectre du cancer, des produits chimiques immondes ajoutés à la clope, du tabagisme passif pour les autres, du mauvais exemple pour les enfants… Mais jamais on ne donne en détail tous les effets positifs de l’arrêt de cigarette :
- le souffle : dès la première semaine, j’ai retrouvé un souffle normal (et rien que ça, ça motive à continuer. D’autant qu’il est facile de se souvenir comment on était quand on soufflait comme un bœuf).
- le goût : bon, alors là, ça dépend, parce qu’en ce qui me concerne, je n’ai vu aucune différence.
- L’haleine de chacal. Fini l’hécatombe quand on ouvre la bouche.
- L’envie de faire du sport (après, il faut en faire, c’est autre chose).
- La fierté de ne plus dépendre de cette saloperie. D’autant qu’on sait à quel point c’est addictif.
- Les économies (mine de rien, 5,60 par jour, ça fait du pognon à la fin de l’année !!)
Écrire ces quelques lignes m’a vraiment fait du bien, parce que je sentais monter une sale envie de cloper. Je ne craquerai pas connement, parce que j’ai des collègues autour de moi qui fument, mais c’est désagréable, cette sensation. Écrire aide à l’oublier… jusqu’à la prochaine fois…
1 mois !
Posté par Frederic dans J'arrête de fumer le 23 février 2010
Ce soir, je célèbre mon premier mois d’abstinence complète de cigarette en espérant que ce soit le premier d’une longue série.
Pour le moment, c’est assez bizarre. J’arrive à passer plusieurs jours sans même penser à une cigarette et j’irai jusqu’à dire que je n’ai aucun mérite tellement c’est facile. J’écris bien clairement tout cela pour les jours où ça se passera moins bien.
Le progrès le plus notoire est au niveau du souffle, même si je l’ai déjà écrit, c’est vraiment l’élément qui me motive le plus et notamment pour le ski. Je pense que cet été je serai également content de pouvoir faire des randos sans cracher mes poumons après 100m de dénivelé et quelques balades en VTT un peu sérieuses (tout ça participera bien de la motivation, aussi).
En fait je me retrouve dans la même situation que lors de mon précédent arrêt. Je continue les pauses café avec mes collègues fumeurs et au lieu de fumer avec eux, je les plains (en mon for intérieur, sinon, ils m’auraient virés depuis longtemps. Et puis, je n’ai jamais voulu devenir un ex-fumeur ayattollesque.
C’est donc assez étrange, cette sensation de ne pas avoir d’effort à faire alors qu’avant d’arrêter je pensais en être incapable, notamment à cause des cigarettes reflex. Tiens, par exemple, au ski, je fumais très souvent une cigarette sur le télésiège après une bonne descente, sur un télésiège pas trop rapide, par beau temps. Dimanche dernier, je me suis retrouvé dans cette situation, sans envie de cigarette, mais j’ai remarqué que c’était la première fois que j’y pensais en une semaine.
Question Champix, j’ai presque arrêté aussi ! Je suis passé de mon propre chef, de 2mg à 1 mg par jour. Je ne prends que le cachet du matin. Une fois la plaquette finie j’arrêterai (ça me laisse encore presque un mois).
Jour 19
Posté par Frederic dans Non classé le 12 février 2010
1 mois de Champix et 19 jours d’arrêt
J’avoue c’est un peu court, mais ça aide d’en parler. Alors, même si je devais en parler tous les jours, ceux que ça n’intéresse pas ne lisent pas.
Question Champix, rien à l’horizon. Aucuns effets secondaires. C’est déjà une bonne chose.
Question clope, ça peut aller. Je ne dis pas que de temps en temps l’idée saugrenue de m’en griller une ne me traverse pas l’esprit, mais je trouve rapidement les arguments pour effacer cette idée. Et ils sont nombreux les arguments : Bien évidemment les risques médicaux, mais aussi l’aspect financier. Mine de rien, en si peu de jours, ça fait plus de 100 euros économisés à 2 (et oui, ma chère et tendre épouse s’est également arrêtée en même temps que moi).
Le retour du souffle est aussi quelque chose de flagrant et appréciable. En revanche, question goût, aucune différence. Ça viendra peut-être plus tard, mais j’avoue que ça ne fait aucune différence, si ce n’est éventuellement le café. Il était devenu tellement automatique avec la clope, que du coup il en avait perdu toute existence. Alors que maintenant il reprend son statut de café à part entière et donc son goût (plutôt dégueulasse d’ailleurs quand il sort du distributeur du bureau).
La bouffe. Ben évidemment, comme beaucoup de monde, je compense. Alors, étant complètement conscient de ça et des conséquences, je surveille de près tout de même. Je ne cède pas à toutes les tentations. Je lutte donc contre la clope et contre les grignotages intempestifs. autant dire à quel point je me marre toute la journée ; heureusement qu’il y a le travail !
Bon, il est temps de partir à la montagne profiter de mes nouvelles capacités pulmonaires. Rendez-vous la semaine prochaine
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